Pour ses échanges d'informations, la communauté scientifique a besoin de moyens efficaces, parmi lesquels Internet. C'est pourquoi le W3C, organisme chargé de fixer les normes de langages Web, a développé le MathML pour l'affichage de formules mathématiques dans les pages Web. Néanmoins, les publications scientifiques sont encore majoritairement codées au format TeX, plus facile à éditer manuellement. Mon objectif est de montrer non seulement qu'un éditeur graphique permettrait de produire du MathML aussi rapidement, mais de plus que l'utilisation du MathML sémantique ferait gagner du temps grâce à de nouveaux outils.
Tout d'abord, pour étudier le temps mis à produire un document MathML, il m'a paru important de participer à la programmation d'un éditeur graphique. Mon choix c'est alors tourné vers Amaya, navigateur/éditeur du W3C et logiciel libre, qui disposait déjà d'une interface MathML. J'ai alors contacté Irène Vatton, Ingénieur de Recherche à l'INRIA, qui m'a fourni des explications sur le fonctionnement de l'éditeur, lesquelles m'ont été précieuses pour ajouter à Amaya plusieurs constructions mathématiques. Puis j'ai recherché des volontaires pour un test de rapidité d'édition, mais je n'ai pas eu assez de résultats pour en faire une analyse significative. Par ailleurs, je n'ai pu mettre en pratique mes idées de fonctionnalités d'édition tirant profit du MathML sémantique qui n'est pas encore reconnu par Amaya ; j'ai du me contenter d'algorithmes théoriques. J'ai ensuite souhaité étudier une des applications du MathML évoquées dans la recommandation du W3C et qui pourrait offrir un gain de temps dans les échanges scientifiques. Cela m'a amené à m'intéresser à un moteur de recherche capable d'analyser les formules mathématiques, dont j'ai découvert un prototype récent. J'ai alors pris contact avec Michael Kohlhase, enseignant-chercheur en informatique à l'université de Brême, qui m'a permis d'en savoir plus sur son moteur de recherche, en me donnant en particulier accès à un article d'exposition.